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Le rôle du Sophrologue

Le sophrologue ne fait pas de relaxation avec des visualisations, ne pratique pas l'auto-suggestion, ni-même encore l'hypnose. Il fait émerger le potentiel enfoui et caché dans la conscience de son patient, en le mettant dans un état d'écoute de ses ressentis sans blocages...

Le sophrologue n'est ni un conseiller, ni un hypnotiseur : il réveille les qualités enfouies :

Le sophrologue ne donne aucun conseil, il doit aller chercher les qualités potentielles, les désirs, les projets du sophronisant, son patient, les faire émerger et les faire vivre au présent à l'aide d'exercices sur le corps avec la respiration et la conscience entre la veille et le sommeil.

Le sophrologue ne doit pas juger et ne détient pas la vérité sur la vie, sur les choix de son patient.

Le sophrologue accompagne de façon objective et est là pour faire émerger à la conscience de son patient toutes ses possibilités. C'est le patient qui choisit sa vie, qui la trouve, avec ses objectifs.

Le sophrologue accompagne donc le patient en lui fournissant des exercices lui permettant de réveiller ses forces, ses qualités cachées ou enfouies depuis de longues années. Les résultats dépendent de l'implication du patient à mettre en oeuvre, à vivre ces exercices proposés.

Ce que vivra le patient lors de ces séances au travers des ressentis issus des exercices proposés sera du vécu dans le présent, ici et maintenant, qu'on appellera "vivance" car sera du vécu dans sa conscience entre la veille et le sommeil qui lui permet d'être éveillé et sans blocages. Cette conscience appelée conscience sophronique est l'état hypnagogique permettant la libération des blocages, des freins mentaux et intellectuels, n'est pas la conscience de veille pathologique, avec les maux intérieurs, nous ne pouvons donc pas appeler les ressentis comme du vécu mais comme une vivance.

Le patient laisse apparaître les phénomènes grâce à l'alliance avec son sophrologue :

Le patient doit laisser apparaître tous ses ressentis, tous les phénomènes qui apparaissent sans auncune censure, jugement, en toute bienveillance.

Le sophrologue doit veiller à l'authenticité et à l'immédiateté de ces ressentis, sans être modifiés ou substitués.

Tous ces phénomènes sont des possibles pour le patient car il ne peut pas inventer ses ressentis. Ses ressentis sont du vécu pour lui, donc réels.

Les ressentis seront obtenus grâce aux intentions données par le sophrologue dans les exercices. Les intentions sont là au bon moment avec la bonne modulation de la voix, afin de réveiller les qualités que le patient a déjà en lui, mais qu'il n'a plus conscience du fait de traumatismes, de blocages, etc...

Le rôle du sophrologue sera donc, par les dialogues approfondis avec son patient, de sentir toutes les potentialités de celui-ci, qui vont être remis en place et développés pour répondre  à l'objectif du patient. C'est ce qu'on appelle : la phénoménologie : l'apparition de phénomènes ou épiphénomènes par le patient.

Le patient découvrira donc une partie enfouie de sa conscience : ses potentialités qui vont lui permettre de se transmformer naturellement.

Le sophrologue fait remonter à la conscience, la conscience elle-même, d'où le nom de SOPHROLOGIE :  la science de la conscience harmonieuse donnée par Alphonso Caycedo en 1960 qui forma ce mot à partir des racines grecques : SOS = harmonie ; PHREN = conscience et LOGOS = science ou étude.

L'alliance avec le sophrologue :

Cette libération du patient ne peut avoir lieu que s'il y a une alliance parfaite avec son sophrologue. Il est donc important que le sophrologue soit aussi conscient de ce qu'il pense afin de ne rien apporter de lui-même, de ses pensées, de ses jugements, de sa réalité subjective au patient.

Le patient attend souvent des conseils, un coach on dirait aujourd'hui, mais la vraie aide que l'on peut apporter est de faire du patient un véritable adulte qui trouve lui-même sa vie et non un enfant. Seul le patient sait ce qu'il a à faire dans sa vie, le sophrologue est là pour le réveiller et non pour lui dire comme un parent, ce qu'il aurait de mieux à faire pour son bien.

Le sophrologue RNCP ne doit donc pas être directif et doit rendre son patient responsable et autonome. Quand l'accompagnement qui dure de 2 à 3 mois en général est terminé, que devient le patient s'il suit uniquement les conseils du sophrologue ?

La base donc du travail du sophrologue sera :

  1. Les dialogues avec son patient pour établir cette alliance indispensable et engranger toutes les ressources et besoins du patient,
  2. Les "phénomènes" apparus par le patient lors des exercices judicieusement choisis. Ces phénomènes seront la seule réalité, la matière première du travail du sophrologue pour établir les thèmes de séances.

Le sophrologue devra donc trouver les mots justes ainsi que le ton de sa voix pour que son patient accède à ses vériyés et fasse émerger son positif.

Derrière le symptôme physique, une difficulté dans la vie du patient :

Souvent le médecin s'arrête aux symptômes décrits par son patient et va les traiter pour les atténuer voire les supprimer. Le médecin ne va pas traiter la cause, le mal-être du patient dans sa vie qui a provoqué ce ou ces symptômes physiques qui le font souffrir. Car tout moment mal vécu va provoquer des émotions, des frustrations, etc.. qui vont laisser des marques dans le corps, des empreintes dans le mental (samskaras dans le yoga) qui vont se stocker dans le subconscient pour laisser le patient tranquille dans sa vie, sans en avoir conscience.

Si nous ne prenons pas le temps chaque jour pour une rétrospection en fin de journée, et revivre rapidement nos moments difficiles, suivies par une détente type yoga nidra ou sophronisation afin d'éliminer toutes ces tensions, celles-ci vont s'accumuler sur plusieurs jours, voire des mois et des années, pour se manifester par une maladie ou la cause d'un accident comme la chute dans un escalier par exemple.

Derrière le symptôme décrit par le patient il y a donc une cause profonde à découvrir et à traiter sinon le symptôme réapparaîtra sous la même forme ou une autre forme. Le patient n'a pas vu assez tôt sa mauvaise façon d'être, son mode de vie inadéquat et c'est le corps qui va le crier très fort quand ce sera trop tard. Le corps dira "stop, arrête, tu vas dans une mauvaise direction !". C'est le corps qui parlera et l'endroit qui souffre indiquera souvent la cause.

Le sophrologue passera donc toujours par le corps comme dans le yoga. C'est plus facile de partir par le "grossier" que tout le monde ou presque en est sensible, plutôt que de partir de suite sur le mental ou le psychisme, assez difficiles à cerner.

Ce qui se montre, ce qui est éprouvé est le phénomène en sophrologie. Le sophrologue ne modifiera pas la conscience de son patient, mais facilitera son accès en profondeur.

L'intentionalité, l'observateur, le témoin : la médecine de l'intérieur :

Le sophrologue amènera donc son patient à s'observer, à être conscient, à être son propre observateur ou témoin, ou spectateur (Drashta en yoga). Les exercices de Relaxations dynamiques, donc en mouvement, vont permettre cette prise de conscience par le patient de ses qualités, de son mieux, du positif en lui. Ces phénomènes vécus, remontés à la surface de sa conscience seront du vivant, de la vivance. Le patient progressera vers une conscience supérieure, il sortira de sa conscience pathologique de malade.

Le sophrologue implique donc son patient dans sa propre guérison. Le médicament traite l'extérieur, le symptôme, ici le patient sera partie prenante et traitera son intérieur. Il ira dans les couches plus profondes de sa conscience. Il prendra sa vie en main.

La sophrologie traitera donc ici tout le monde, toutes les personnes soumises à l'angoisse, au stress, aux problèmes d'intégration dans la société, d'insertion, aux crises de rupture, de changements de vie, de difficultés professionnelles, sociales, etc..qui ont leurs causes principalement à l'intérieur de la personne et qui ne peuvent se soigner par un médicament qui va les endormir.

Le sophrologue permettra donc le développement des capacités de son patient qui l'ouvrira vers un sens à sa vie, son rôle, sa tâche à accomplir, son projet dans la société, dans le monde.

Rôle de la maladie, du mal-être :

 

La maladie n'est donc pas négative, elle va permettre de progresser, de voir ce qui n'a pas été fait de façon juste, d'éviter des situations plus conflictuelles par la suite.

Le patient va donc mobiliser tout son positif enfoui et étouffé qui sera révélé à l'aide du sophrologue. Le patient retrouvera son authenticité, il n'imitera plus, il ne se comparera plus, il sera lui-même, équilibré, harmonieux, sans complexe.

L'accompagnement sophrologique est donc une pause bénéfique pour la personne. Elle va s'arrêter sur elle-même, découvrir son corps objectivement, sans ses préjugés ou comparaison par rapport à des valeurs qui ne sont pas les siennes propres. Elle va découvrir ses qualités qu'elle avait dans le passé avant ses blocages, ainsi que le meilleur d'elle-même qu'elle n'a pas encore développé.

En conclusion :

La sophrologie n'est pas une thérapie de relaxation avec des visualisations, sans technique d'hypnose pour influencer le patient en dehors de sa conscience.

La sophrologie est bien la mise en harmonie de la conscience du patient, en développant son positif endormi et en ouvrant ses possibilités par la libération de ses blocages dans un état entre la veille et le sommeil.

La reconnaissance de la sophrologie comme discipline de santé en appui aux médecins est de plus en plus affirmée, surtout que de plus en plus de médecins se forment à cette discipline.

La sophrologie a même été inscrite au programme de travail de l'INSERM à la demande de la Direction Générale de la Santé (DGS) afin d'être évaluée. Cette évaluation a commencé en septembre 2019.

La sophrologie commence à être remboursée par de plus en plus de Mutuelles qui demandent la certification RNCP. A quand le remboursement par la Sécurité Sociale ?

 

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