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La concentration

La concentration est le point de départ de la méditation dans le Yoga...

Les résultats de la concentration :

Nous pouvons nous concentrer sur n'importe quel objet. Cela peut être :

  • Un objet extérieur : une flamme, une statue, une photo...
  • Un objet intérieur : l'entre-sourcils, la respiration, le coeur...
  • Une pensée, une visualisation...

Cette concentration qui se nomme "Ekagrata" : "en un seul point" permet de supprimer le flux de pensées habituel sans cesse causé par :

  • Nos organes des sens : ce que l'on voit, entend, sent, goute, touche,
  • Nos pensées provenant de notre mémoire, des désirs, passions, notre raisonnement, l'intellect...

 

Cette concentration permet donc de vraiment penser à ce qu'on veut et non de se laisser penser ; d'être actif de sa vie et non passif à suivre ses automatismes et sollicitations.

Ekagrata (la concentration en un seul point) arrête donc le flux mental et permet la clarté dans la tête. On devient ensuite apte à contrôler ses pensées. On devient attentif à une seule chose et insensible à tous les stimulus des sens et du subconscient.

Les exercices de concentration :

 

 

Il y aura beaucoup d'exercices, de techniques où le corps joue un rôle capital.

Il ne pourra pas y avoir concentration en un point :

  • si le corps est fatigué,
  • si la posture est difficile,
  • si la respiration est arythmique.

Il y aura différentes techniques à mettre en place avant cette concentration :

  1. les réfrènements extérieurs ou Niyamas, des règles de vie vis-à-vis des autres,
  2. les disciplines intérieures ou Yamas,
  3. les attitudes corporelles ou asanas,
  4. les modifications de la respirations ou pranayamas,
  5. pouvoir s'affranchir de l'emprise des objets extérieurs (bruits, vue...)
  6. viendront ensuite les techniques de concentration proprement dites,
  7. qui mèneront à la méditation ou Dhyana,
  8. puis au Samadhi.

Toutes ces 8 étapes s'appellent les 8 membres ou anga du Yoga.

Les préliminaires à la concentration :

 

On peut donc voir qu'il y a des préliminaires obligatoires à ne pas négliger avant de se lancer dans la méditation si on veut obtenir des résultats et ne pas s'entraîner des années en vain.

Les Yamas et Niyamas (qui seront expliqués dans un prochain billet du Blog) vont purifier notre attitude intérieure ainsi que notre comportement dans la vie. Cela va favoriser notre motivation et notre volonté de nous concentrer sur un point. Sans cela, nous resterons sans cesse distrait, même en connaissant tous les exercices.

La posture physique :

 

 

La posture du corps doit être sans effort et devenir naturelle pour faciliter cette concentration. On apprend donc à supprimer tout effort dans la posture puis ne plus penser du tout au corps. Il ne doit y avoir aucune gêne par exemple dans le dos, dans les genoux, dans la nuque, etc... Ainsi la conscience ne sera plus troublée par la présence du corps.

Nous devons aussi nous couper du monde, de ses sollicitations. Nous devons dépasser la condition humaine en fait par le refus de bouger et de penser.

Ensuite viendront les exercices d'arrêts de la respiration.

La respiration :

Il y a toujours une liaison entre la respiration et les états mentaux, et aussi la conscience.

On calmera et ralentira la respiration, ensuite on rythmera la respiration afin d'entrer dans différents états inaccessibles à l'état de veille.

Il faudra donc faire attention à ne pas s'endormir, car ralentir la respiration provoquera l'endormissement.

Graduellement on augmentera la phase d'expire, puis la phase d'inspire, puis les deux temps entre ces deux phases.

On passera donc de la conscience de veille à la conscience du sommeil mais ici en toute lucidité !

Le rythme de la respiration influencera aussi la dispersion mentale. Les distractions mentales engendrent une respiration arythmique liée à l'instabilité mentale et la dispersion de l'attention.

La respiration doit donc être rythmée et sans aussi y prêter attention ! Sinon cela devient une distraction aussi. La respiration doit se faire oublier.

Les sensations :

 

 

Au début, avec le corps immobile et relâché, une nouvelle sensation globale va apparaître ; signe d'une posture parfaite.

Ensuite avec la respiration profonde, calme, rythmée, une sensation d'harmonie, de plénitude rythmique s'installe ; un sentiment d'une "présence" dans le corps. Nous dépassons alors le niveau physique du corps.

Donc, en asana (posture stable et confortable), avec le pranayama (contrôle de la respiration) et ekagrata (la concentration en un point), on dépassera son état "normal", on deviendra indépendant des troubles extérieurs et intérieurs.

Et la méditation ?!

On retourne donc à "soi", ce qui en général n'est pas toujours apprécié.

Tout est immobile avec la respiration ralentie et concentré sur une seule chose, on devient donc un peu comme une plante, avec des racines immobilisées et qui font jaillir l'expérience intérieure comme le lotus qui s'épanoui au-dessus de la marre.

Désormais, nous ne seront plus troublé ni par les objets extérieurs, ni par les pensées qui viennent à nous. C'est l'arrêt des perturbations psycho-mentales.

Une fois que l'on maitrise Ekagrata, la concentration en un point, on peut se concentrer ensuite sur une idée, une pensée.

Quand la concentration Ekagrata peut se prolonger assez longtemps, c'est Dharana de Dhr qui signifie "tenr serré", la véritable concentration sans effort encore appelée Méditation.

Puis quand on peut tenir Dharana assez longtemps san seffort, on arrive à l'état méditatif. La méditation ne comprend donc aucune technique. Aujourd'hui, on utilise beaucoup le mot "méditation" pour bien d'autres choses en fait. Dans le Yoga, la méditation n'a aucune technique, c'est un état !

Cet état méditatif demande donc de maitriser parfaitement son subconscient et le flux psycho-mental.

Et après ? Le samadhi ?

 

Pour résumer, une fois établi dans les règles Yamas et Niyamas, avec une posture stable et confortable, un erespiration contrôlée sans effort, concentré en un seul point, quand on peut rester longtemps ainsi, c'est l'état de Dharana : LA CONCENTRATION.

Puis quand Dharana est tenue longtemps, c'est Dhyana : LA MEDITATION.

Puis quand la méditation est tenue longtemps, c'est le SAMADHI : l'accès à la connaissance, sans possibilité de décrire l'expérience. Il n'y a pas d'imagination, on voit les objets tels qu'ils sont, sans y mettre de nom, ni de concept.

Toutes ces techniques nous permettent de passer de l'état d'"avoir" à l'état d'"être" puis à l'état de "connaître".

En conclusion : le Renoncement !

Tout ceci est un renoncement. Oui le mot est lâché ! Si vous voulez méditer, il faut renoncer à autre chose !

Il faut du renoncement pour parvenir à la concentration en un point. Cela amène ensuite une force, une connaissance bien supérieure aux plaisirs auxquels on a renoncés.

Il y a révélation car l'intellect est retiré et le soi demeure libre et se contemple lui-même.

Il n'y a plus conscience, il y a délivrance.

Ces techniques sont donc à l'opposé de ce que l'on est actuellement ;

  • on veut être toujours dans l'activité : ici on reste immobile,
  • on a toujours une respiration arythmique : ici elles est rythmée, voire arrêtée,
  • on a une vie psycho-mentale agitée : ici on est sur un point.

La méditation c'est tout le contraire de l'habitude.

On arrive au-delà du renoncement !

Une seule posture simple et immobile avec une attention soutenue en un seul point permet cette concentration qui mène à :

  • une simplification de la vie,
  • une clarté dans nos choix, nos décisions,
  • le calme et la sérénité,
  • la santé physique, mentale et psychique,
  • le bonheur de comprendre la vie,
  • le bien-être véritable qui dure,
  • le chaos est arrêté,
  • c'est la liberté,
  • on est donc ouvert et disponible,
  • on accepte ce qui arrive,
  • on est dans le moment présent.

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